dimanche 21 septembre 2014

Bonheur national brut...un construit...

J'ai appris de l'ex ministre Jean Garon que la 'job' d'un politicien était de
travailler à ce que, lorsque le soir arrive, il puisse se dire que le monde
est meilleur qu'il ne l'était à l'aurore. Mais on ne peut attendre que la politique 
et l'économique s'occupe de notre bonheur. Faire cela s'est abdiquer de ses 
responsabilités. Nous n'avons qu'une vie...nous sommes «Moi Inc. » 
(référence à la conférence de Sylvain Boudreau - Le Moi Inc. , un concept lui 
même sans nul doute inspiré du livre «You Inc. de Burke Edges)  

Je sais bien que nous avons des vies tumultueuse, chacun est occupé, 
chacun demeure souvent sur son « quant à soi ». L'époque est au règne de 
l'identitaire, la primauté de l'individu sur la communauté. Cette époque nous 
pousse à à consummer nos vies dans l'univers de la consommation. Nos 
marges de crédits ont remplacées nos anciennes solidarités familiales. 
Ayant de moins en moins d'enfants, les gens dépendent de plus en plus 
d'un gérant de banque pour délimiter leur « possibles ». 

Cette situation mais en évidence la crise de nos institutions démocratiques. 
Cette crise est entretenue par les éditorialistes et lobbies de droite qui 
accusent l'État de tous nos maux. La chasse aux déficits est le leitmotiv de 
la chasse aux investissements sociaux et fait du « rapetissement » des États 
une véritable chasse aux sorcières. Pourtant, en y regardant bien, les scandales 
récents sont pourtant la manifestation d'abus du « privé » sur le « public », 
de fraudes morales et fiscales, d'abus de confiance et de copinage entre les 
donneurs d'ordre et une classe d'entrepreneurs assoiffés de contrats. Le Qc Inc. 
est-il a se transformer en système ou des gens s'incrustent dans le circuit 
économique tels des locustes, en cherchant à maintenir leurs niveaux de vie 
au dépend des citoyens doublement floués étant d'une part payeurs de taxes 
et d'autres part, consommateurs. L'un des aspects qui rend l'implication 
citoyenne nécessaire est qu'il subsiste des obstacles à l'égalité des chances 
qui rendent nécessaires l'implication socio-politique et exige la fin du « pas 
dans ma court », la fin du repli sur soi, le renouveau de la société et du bien 
commun. 

Il faut donc s'attaquer au défi d'amener une pluralité de québécois à discuter des aspects 
fondamentaux de notre société, à analyser la pertinence de nos façons de consommer et de 
vivre, en évitant de tomber dans ce qu'on appelle «la constance du jardinier». 

La Constance du jardinier (titre original : The Constant Gardener) est un thriller du romancier britannique John le Carré paru en 2001
ayant pour thème les tests de médicaments en Afrique noire. Fut porté à l'écran en 2005 par Fernando Meirelles.
Voilà le sens de mon implication.

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