Bâtir nos solidarités…
Je veux aujourd'hui changer un peu du registre de l'actualité politique,pour parler de notre manque de solidarité collective. De plus en plus, il suffit de lire les activités des organismes populaires et communautaires dans nos journaux locaux pour se rendre compte des besoins de toutes sortes, et ce n’est certes pas le dernier budget qui va arranger les choses.
Au moment ou certaines institutions possèdent des locaux qui se vides et qu’entre autre, les parcs informatiques se renouvellent invariablement, j’ai du mal à comprendre comment les membres des conseils d’administration de ces institutions, souvent gestionnaires de fonds publiques, ne font pas davantage preuve d’innovation et de sens civique afin de contribuer à la mise en place, aux plus faibles coûts possible, des services collectifs dont la communauté a besoin.
Il me semble que le temps est venu de dépasser nos strictes responsabilités et d’embrasser plus large les intérêts de nos concitoyens et concitoyennes. Il faut savoir dépasser le seuil premier des limites «administratives» que l’on s’impose parfois facilement et se donner une emprise sur le développement local
Ces gestes qui bâtissent l’interdépendance et la co-responsabilité dans nos communautés garantissent ainsi des liens qui sont fort utiles lors de périodes d’urgences comme la tempête de verglas par exemple.
Nos entreprises comme nos institutions ont aussi des avantages à bien jouer leurs rôles de bons citoyens corporatifs. Pensons-y un peu…plus qu’un peu en fait ! Il faudrait même que cela devienne un réflexe que de participer autant au BNB (Bonheur national brut) qu’au PIB (Produit intérieur brut)
Pour ce faire, il faut faire converger nos efforts sous le couvert d’un organisme local capable de gérer démocratiquement les dossiers de développement social autant qu’économique…Il faut s’habituer à voir l’un dans l’autre. Que nos élus et nos forces progressistes s’associent vraiment dans des initiatives pour aider ceux qui connaissent la faim à se nourrir convenablement ; ceux qui souhaitent travailler à s’intégrer au marché du travail et nos institutions, à créer l’environnement économique et social qui rendent ces emplois non seulement acceptables mais de plus, intéressants, voir même passionnants.
Je souhaite que les décideurs adoptent une perspective de développement local durable et aux instances locales de gravir avec la population les marches d’un réel éco-développement qui stimule une démocratie locale assez forte pour qu’ensemble nos solidarités l’emportent sur nos intérêts individuels. Notre démocratie municipale doit être davantage participative. Souvent les mois suivants une période électorale ne livre pas les promesses faites et la suite des choses nous déçoit.
On doit réfléchir aux besoins des citoyens et être à l’écoute de la société civile, tout en souhaitant que les citoyens s’impliquent dans l’arène politique.
Dans ce contexte, notre nouvelle députée,madame Chantal Soucy, aura de l’espace pour démontrer son leadership si elle veut durer dans son nouvel emploi...
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